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Réflexion sur les modalités de formations en ligne à l'IGPDE


Date de création
27-07-2007
Date de mise à jour
16-11-2007
Source de l'info
IGPDE
Cette note de synthèse décrit les apports des nouvelles technologies de l'information et de la communication dans le domaine des formations en ligne tuteurées déployées par l'IGPDE.

Depuis le début des années 2000, l’usage des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), au premier chef desquelles se trouvent l’usage des réseaux (intranet et Internet), s’est étendu au domaine de la formation au sein des ministères. Suite aux nombreuses expérimentations réalisées, il est possible de clarifier aujourd’hui les principaux usages dans le domaine.
Avant de chercher les vertus et les limites des nouvelles technologies à l’usage de la formation, il est intéressant de rappeler les éléments constitutifs de la formation.
Une formation comporte :

  • des objectifs de formation qui fixent un niveau de compétences visé pour un public-cible connu,
  • un parcours composé de ressources pédagogiques, adapté au niveau initial des stagiaires et permettant d’atteindre le niveau visé par les objectifs de formation,
  • un accompagnement par un formateur-tuteur,
  • une évaluation du niveau effectivement atteint (validant ou non).

 

Les nouvelles technologies apportent différentes possibilités aux professionnels de la formation.

 

  1. Les tests d’évaluation en ligne :
    D’un temps de conception-réalisation limité, donc peu coûteux et faciles de mise en œuvre, les tests d’évaluation en ligne permettent de réaliser :
    • les tests de positionnement : avant d’aller en formation, un apprenant (ou son formateur) peut évaluer son niveau et connaître l’opportunité de suivre ou non tel ou tel module de formation. C’est l’évaluation du pré-requis, qui facilite l’individualisation des parcours pour chaque apprenant.
    • les évaluations formatives : réparties tout au long du parcours de formation, de courtes évaluations permettent non seulement de valider les compétences au plus près de leur acquisition , mais aussi d’ancrer les connaissances, notamment par une reformulation au moment de l’évaluation.
    • les évaluations de niveau atteint : qu’ils soient validant ou non, les tests d’évaluation de fin de parcours permettent de clore une action de formation de manière valorisante à la fois pour la formation et pour le stagiaire.
    • les évaluations de la formation : les évaluation à chaud peuvent être réalisées en ligne, ce qui facilite notablement leur dépouillement par les gestionnaires de formation et favorise donc la prise en compte du point de vue des stagiaires sur les formations suivies.
  2. Les ressources pédagogiques en ligne :
    Différents types de ressources pédagogiques peuvent être mises en ligne et constituent les principales étapes du parcours de formation. De façon un peu schématique, on distingue :
    • les documents de référence :
      Le plus souvent en ligne sur les intranets, ces documents peuvent constituer une étape du parcours de formation en ligne. Ils se présentent soit sous forme d’un site consultable (format html), soit sous forme de documents Word ou pdf téléchargeables. Ces documents sont le plus souvent utilisés pour les préparations aux concours et examens professionnels, dans les parties de la formation où la principale activité du stagiaire est l’acquisition de connaissances.
    • les déroulés pédagogiques :
      Souvent issus des présentations PowerPoint, ils sont complétés du discours pédagogique accompagnant les présentations. Ces documents sont utilisés dans certaines écoles de formation initiale, où les formateurs améliorent les supports de cours déjà en ligne sur les intranets, en en améliorant le contenu et la présentation. Nous ne préconisons pas ces supports qui sont souvent une version très dégradée du cours et dont la pédagogie est souvent absente.
    • les modules pédagogiques :
      Ce sont des ressources multimédias conçues et réalisées suivant un scénario pédagogique. Ces ressources comportent les qualités pédagogiques des déroulés, mais aussi les vertus de l’interactivité entre l’apprenant et le module. Ces modules pédagogiques, qui nécessitent un réel travail de scénarisation pédagogique et une bonne médiatisation, sont d’excellentes ressources pour les formations en ligne tuteurées. Leur développement est en cours au sein des ministères et l’IGPDE accompagne les différentes directions à l’appropriation et au développement de ces nouveaux métiers.
    • les simulateurs :
      Ce sont des produit développés spécifiquement pour l’apprentissage d’un savoir-faire particulier. Ces outils sont les plus lourds à développer. On note l’exemple des bases écoles couramment utilisées pour la formation aux nouveaux logiciels « métier » des agents.
  3. Les outils de communication en ligne :
    Les outils de communications utilisés entre les formateurs et les apprenants sont :
    • la messagerie, qui permet au tuteur de dépanner l’apprenant (tutorat technique), de l’aider dans sa progression (tutorat pédagogique) ou de le ramener à sa formation (cyber nounou).
    • les forums, qui permettent au tuteur d’apporter l’expertise et aux apprenants d’échanger et mutualiser.
    • les espaces collaboratifs, qui permettent de travailler sur des documents partagés.
    • les visio-conférences et classes virtuelles, utilisées en mode synchrone.

  4. Les outils de suivi en ligne des apprenants :
    La simple mise en ligne de ressources de formation (sans aucun suivi de la part d’un formateur ou d’un tuteur) permet certes l’auto-formation, mais ne rentre pas dans l’épure des actions de formation.
    On ne peut vraiment parler de formation en ligne que si l’on utilise un outil de suivi en ligne des apprenants. Il s’agit des plates-formes d’e-formation.
    Une plate-forme d’e-formation permet notamment :
    • aux responsables de formation d’inscrire les apprenants aux formations en ligne,
    • aux apprenants d’accéder à leurs parcours de formations,
    • aux apprenants et aux tuteurs de visualiser l’état d’avancement dans le parcours et de connaître les résultats aux différents tests et évaluations,
    • aux apprenants et tuteurs d’échanger sur la formation,
    • aux responsables de formation, de connaître la validation d’un parcours de formation par les apprenants.
  5. L’accompagnement des apprenants :
    Le rôle des responsables hiérarchiques directs favorise l’organisation des temps de formation en ligne des agents. La charte ministérielle de déploiement des formations en ligne préconise ainsi l’implication des supérieurs hiérarchiques directs du stagiaire, pour qu’ils prennent en compte cette modalité de formation, le plus souvent au poste de travail. Certaines directions organisent ainsi des plannings figurant les plages de formation en ligne des agents, ces plannings étant affichés dans les locaux.
    Le soutien régulier des tuteurs, pour relancer la motivation de l’apprenant est également un facteur important pour la réussite des formations à distance. Le tutorat pédagogique (réponses aux questions des apprenants) est très limité. La fonction de tuteur consiste donc principalement en un tutorat actif de relance et de mobilisation.
    Enfin, il est admis aujourd’hui qu’une formation doit (sauf exception) toujours comporter une période en salle (dite « présentielle ») : c’est le mode « mixte » (en Anglais « blended ») qui associe le regroupement en salle et les formations en ligne.

Emmanuel Roussel

Vincennes, le 25/9/2007

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